mercredi 18 juin 2008

Compte-rendu de la rencontre du 16 juin

Thème abordé: le respect de la vie

(compte-rendu détaillé en commentaire)

1 commentaire:

Mélanie a dit…

Présents:
Monique, Martine, Marguerite, M. Ali, Mélanie

Qu'est-ce que le respect de la vie?
C'est le respect de toute vie, de tout être. De toute vie animale ou végétale. C'est le respect des personnes les plus démunies. C'est surtout le respect au début de la vie, et à sa fin.
Dans l'éducation, c'est le fait de guider l'enfant, mais en le respectant. Le problème est que les enfants sont dans l'irréel, le virtuel, alors que la vie passe par les 5 sens.
Cependant, ce respect pour l'enfant est récent, historiquement. Avant, les maladies, responsables d'une grande mortalité infantile, expliquaient la situation.
Aujourd'hui, il y a un respect de l'enfant, mais pas de la naissance, selon certains d'entre nous: l'avortement se pratique.
Discussion autour de l'avortement et des "faiseuses d'anges".

En ce qui concerne le respect de la vie dans l'islam, on peut se placer à deux niveaux: moral et matériel.
Le premier niveau, matériel, consiste à ne rien faire de mal, à laisser les choses propres comme elles se trouvent au début. Mais ce n'est pas suffisant, il faut alors que l'homme intervienne, et on arrive au niveau spirituel, moral.
Il s'agit de faire uniquement le bien, et de donner les possibilités morales: la liberté de chercher les moyens matériels de vivre dans la dignité.
Chacun a, selon l'islam, droit à un logement, un moyen de transport, se vêtir, se nourrir, se soigner. L'homme a le droit d'avoir une femme, c'est à dire les moyens pour se marier. Tout cela est accessible à tout humain, y compris les personnes handicapées par exemple.
Si les personnes sont capables de travailler, c'est par leur travail qu'elles obtiendront tout cela. Mais si elles ne peuvent pas, ou si il n'y a pas de travail, c'est l'Etat qui doit subvenir à tous ces besoins. Donc grande responsabilité de l'Etat.
Si ces conditions ne sont pas réunies, on peut se révolter ou "voler".
Il est nécessaire, quoi qu'il arrive, de laisser la planète en l'état, de garder l'ordre.

En ce qui concerne la position de l'islam vis à vis de l'avortement, il y a deux écoles:
La majorité considère qu'il est interdit dans tous les cas.
Une minorité de savants musulmans pense que l'avortement est autorisé, si l'embryon a moins de 3 ou 4 mois, dans certains cas: l'embryon présente une malformation, représente un danger pour la mère, ou si la grossesse est trop rapprochée de la précédente (le premier enfant est encore allaité). Le cas d'une femme violée, par exemple, n'est pas pris en compte dans ce domaine.
La décision d'avorter doit toujours être prise en accord avec les deux parents.

Si une femme tombe enceinte hors mariage (même pendant ses fiançailles), le bébé aura le droit de vivre comme une personne normale. Il est interdit de la traîter de "sans-père". Depuis quelques dizaines d'années, on invente un prénom pour son père sur le registre des naissances.


Nous avons ensuite discuté sur ce que nous attendions chacun de ces rencontres, et avons mis en évidence une différence d'attentes entre chrétiens et musulmans: la majorité des chrétiens présents aux réunions vient pour connaître l'islam et des musulmans, c'est à dire avant tout pour discuter et "s'apprivoiser" (cf. Le Petit Prince). Tandis que les musulmans cherchent surtout à agir au niveau social et veulent donc rapidement passer à des actions concrètes.
Cette question mérite d'être discutée à nouveau lors d'une prochaine réunion, notamment avec les personnes absentes ce lundi, mais nous avons évoqué l'idée de faire, à la rentrée, des réunions en parallèle: certaines plus axées sur la discussion, d'autres tournées vers des activités en contact avec la société.
Qu'en pensez vous?